Il existe 5 facteurs essentiels qui déterminent le choix d’une huile moteur digne de ce nom. De la qualité du carburant aux différentes classifications, en passant par sa viscosité… apprenez à les reconnaître. Il suffit, pour cela, de suivre le guide !

1/ La qualité du carburant

Tout d’abord, la qualité du carburant est l’un des facteurs les plus importants. Elle se mesure à l’aide de 3 éléments-clés : la propreté du carburant (absence de dépôts, d’eau …), l’indice d’octane/cétane, et, le plus important, le niveau de soufre contenu dans le carburant. En effet, lorsque le moteur tourne, il transforme le souffre en acide sulfurique, ce qui, avec le temps, engendre de la corrosion et cause des dommages considérables au moteur. En Europe, le niveau de soufre est limité à 10 PPM (Parts par million) maximum, tandis qu’en Afrique ce niveau peut atteindre, dans certains pays, 2000 PPM. Plus la teneur en soufre des carburants est importante, plus le niveau d’acide sulfurique engendré est élevé et, par ricochets, le risque de casse moteur est grand. C’est pour cela qu’il est primordial de choisir le bon lubrifiant afin de protéger le moteur.

2/ L’environnement et l’usage

L’ensemble de conditions environnementales (naturelles et humaines) joue un rôle fondamental dans le choix d’une huile moteur.  L’état des routes, l’humidité et la poussière dans l’air, la qualité de l’entretien du véhicule, le style de conduite, peuvent impacter plus rapidement le moteur. Or, en Afrique en général et en Algérie plus spécifiquement, ces conditions sont loin d’être idéales. D’où la nécessité de choisir une huile moteur de qualité afin de garantir une protection optimale du moteur contre l’usure anticipée générée par ces conditions extérieures.

3/ La qualité des huiles moteur

Respecter les intervalles de vidanges et d’entretien, c’est bien. Mais utiliser une huile moteur de qualité, adapté à chaque moteur et aux conditions de roulage, c’est encore mieux. Une huile moteur de mauvaise qualité ne va pas répondre aux recommandations des constructeurs en termes de durée de protection. Le moteur est donc exposé plus vite aux pannes et les transmissions, quant à elles, sont plus rapidement vulnérables. Une huile moteur de bonne qualité va, elle, répondre à ces écueils et assurer, en plus, les fonctions de nettoyage et de maintien de la température.

4/ La viscosité d’une huile moteur

La principale fonction d’une huile moteur est de réduire le frottement et l’usure entre deux éléments en contact et en mouvement l’un par rapport à l’autre. Il permet, en somme, d’évacuer une partie de l’énergie thermique engendrée par ce frottement, ainsi que d’éviter la corrosion. La viscosité d’un liquide fait référence à son épaisseur. Dans le domaine des huiles moteur, le niveau de viscosité est indiqué en SAE. Ainsi, concrètement, un lubrifiant doté d’un SAE 40 est plus épais qu’un lubrifiant avec un SAE 20.

Il existe 2 types de huile moteur, les monogrades et les multigrades. Les monogrades sont des lubrifiants avec un indice de viscosité constant. Les multigrades quant à eux, ont une viscosité variable selon que le moteur est à l’arrêt ou pas.

Comment lire une étiquette de lubrifiant automobile ?

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5/ Les classifications d’huile moteur

Il existe, en matière de huiles moteur, différents types de classifications. D’une part, la classification API (American Petroleum Institut), organisation internationale qui classe les huiles moteur selon leur niveau de performance, en utilisant une suite de lettres et de chiffres à première vue assez incompréhensible. Pourtant, c’est assez simple. Selon l’API il existe deux classes : la classe « S » pour les moteurs essence et la classe « C » pour les diesels. Lorsque ces deux lettres sont mentionnées sur le packaging, c’est que l’huile est utilisable sur les deux types de moteurs.

Les classes « S » et « C » sont suivies par une lettre. Or, plus la lettre est avancée dans l’ordre alphabétique plus la performance de l’huile moteur est élevée. Par exemple, une huile « SL » est plus performante qu’une huile « SI ». À noter que pour certaines huiles diesel on peut lire, à la suite des deux lettres, le chiffre 4 (par exemple : CF-4). Cela indique que l’huile est destinée aux moteurs à 4 temps. Simple !

Autre type de classification : la classification ACEA (Association des Constructeurs Européens d’Automobiles) qui classe les huiles moteurs en 3 groupes. Le groupe A/B pour les véhicules légers essence ou diesel traditionnels. Le groupe C (VL pot catalytique ou filtre à particules, essence ou diesel « LOW SAPS »). Puis le groupe E, pour les poids lourds.

Enfin, la plupart des fabricants automobiles OEM (Original Equipment Manufacturer) ne trouvant pas les standards suffisants, ajoutent à leur tour des spécifications dans le but d’atteindre leur propre niveau d’exigence. 

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